Spa
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Guillaume Apollinaire (de Kostrowitzky)

1880-1918

 

Wilhem Kostrowitzky est né à Rome, de père inconnu, le 26 août 1880.

Sa mère, la "baronne" Olga-Angélica de Kostrowitzky, lui donna divers prénoms dont Guillaume et Apollinaire. En 1882, elle donna naissance à un se-cond fils, qu'elle prénomma Albert, né du même père inconnu (le comte Francesco Flugi d'Aspremont). Abandonnée par son compagnon, Angélica quitta Rome pour s'installer à Bologne, puis à Monaco.

En 1899, elle quitte Monaco pour Paris en compagnie de Jules Weil, son nouvel amant, Juif alsacien, qui connaît quelques revers de fortune dans ses spéculations boursières. Le quatuor passe la frontière franco-belge en juin 1899.

Olga Kostrowitzky s'installe à Spa, à l'hôtel de La Clé d'Or chez Lambert Spailier (actuelle "Galerie Contours"). Elle espère sans doute se refaire une fortune au Casino, mais elle n'y aura pas accès; l'entrée au Cercle des Etrangers lui est refusée.

De son côté, Jules Weil, "l'oncle" gagne Stavelot et s'inscrit à la pension Constant-Lekeux, charcutier - restaurateur", 12 rue Neuve. Les deux jeunes gens, William (19 ans) et Albert (17 ans) l'y rejoignent deux ou trois semaines plus tard. La pension est fixée à trois francs par jour, sans les suppléments. Fin juillet, l'oncle quitte ses "neveux", en assurant qu'il viendra les reprendre bientôt. Olga l'a rappelé de Spa. Les deux amants quittent Spa pour Ostende le 25 juillet. Fin août, ils rentreront à Paris.

Les enfants logeront donc pendant trois mois à Stavelot dans une chambre du deuxième étage dont les deux fenêtres s'ouvraient sur la rue.

Wilhelm (qui choisira de s'appeler Guillaume à Stavelot) fait, avec son frère de longues balades dans la région: les fagnes, du côté de la baraque Michel, l'attirent beaucoup. Ils rapportent des champignons à leurs logeurs (Albert est un connaisseur de champignons). Il se rend également à Malmédy, la ville prussienne toute proche, où il lie connaissance avec un wallon, Henri Dehez. A Stavelot même, il s'assied souvent sur les bancs de la rue Neuve, devant la pension ou de-vant une des maisons situées en face; il fréquente le cercle poétique et dramatique "La Fougère", qui répète dans une chambre de la pension Constant. C'est au cours de ces répétitions qu'il rencontre Marie Dubois, l'aînée des trois filles des cafe-tiers de la place du Vinâve, le "Café des Brasseurs". (Elle posait en Ardennaise avec une de ses soeurs pour des cartes postales.) Il s'éprend, de Mareye. Ensemble, ils iront dans les bois des environs, à la Borzeux près de la Pierre du Diable et quelquefois à Coo. à Stavelot, Guillaume Apollinaire trouve auprès du maçon Gilles Malpas une sorte de professeur de wallon.

Sans ressources les deux frères sont fort mal et pauvrement vêtus.

Le 5 octobre 1899, à l'aube, les deux jeunes gens quittent clandestinement la pension. Leur mère, Olga Kostrowitzky, leur avait enjoint par lettre de filer à l'anglaise et de rejoindre Paris sans délai. La veille et l'avant-veille du départ, ils avaient déjà transporté leurs effets à la consigne de la gare de Coo. "Départ à la cloche de bois par un temps de gel, la nuit, avec malle sur le dos, valise à la main, à travers 7 kilomètres de forêt, odeur de champignons de Stavelot à Roanne-Coo; heureusement pas de rencontre. 2 h. dans le froid devant la gare de Roanne-Coo et départ pour Paris." (lettre de Guillaume Apollinaire à James Onimus, juillet 1902, Oeuvres complètes de Guillaume Apollinaire, Balland-Lecat, II, p. 714).

Les journaux locaux relateront le départ des deux "étrangers". Préjudice pour les Constant: 600 à 700 francs. Ces derniers, qui devront, pour la cause, re-tarder le mariage de leur fille, brûleront tous les papiers abandonnés dans la chambre par leurs méchants logeurs et ils déposeront plainte devant le Procureur du Roi de Verviers. (La plainte donnera lieu à une enquête qui débouchera sur une ordonnance de non-lieu.)

Ce n'est que bien plus tard que l'on saura l'identité des deux individus, grâce à Christian Fettweis qui, en 1934, découvrit par hasard, dans un album de cartes et de photos de la pension Constant, une carte illustrée adressée à Willem Kostro-witzy, le 31 août 99 par un certain Auguste. Le Verviétois Christian Fettweiss publia alors Apollinaire en Ardenne (Bruxelles, Librairie Henriquez, 1934, in-8F, 98 pp., portrait et fac-similés). Le 23 juin 1935, on inaugurera le médaillon et la plaque commémorative dans l'entrée de l'hôtel du Mal-Aimé et, à Bernister, sur les hauteurs dominant Malmédy, un bloc de granit entouré de six stèles (1) reproduisant trois vers de La jolie rousse

Soyez indulgents quand vous nous comparez

A ceux qui furent la perfection de l'ordre

Nous qui quêtons partout l'aventure.

En novembre 1953, l'a.s.b.l. "Les Amis de Guillaume Apollinaire" est créée par Camille Deleclos et le peintre Armand Huysmans. Le 13 juin 1954 s'ouvrait le Musée Apollinaire, et, à partir de 1958, des journées d'études biennales sont organisées sous la présidence de Michel Décaudin.

 

A Spa, 34 rue de l'Hôtel de Ville, une plaque a été apposée en 1958 (elle fut inaugurée par M. L. Gidel, vice-président du Conseil municipal de Paris) sur l'ancien Hôtel de la Clef d'Or où logea, en juillet 1899, Olga Kostrowitzky. Elle porte l'inscription suivante: « Dans cette maison, Guillaume Apollinaire vint rendre visite à sa mère Olga Kostrowitzy durant l'été 1899 ».

 

(1) Dégradée par les combats de l'offensive von Rundstedt, la pierre fut restaurée à l'initiative de Marcel Thiry et Carlo Bronne en 1949. Monument dessiné par Oscar Lejeune.

 

A consulter : le site officiel Guillaume Apollinaire qui vous permettra d'entendre la voix du poète et de l'apercevoir dans une courte séquence filmée.

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La plaque commémorative, apposée sur la façade de l'ancien Hôtel de la Clé d'Or, 34 rue de l'Hôtel de Ville, était devenue quasi illisible (voir ci-contre).

Récemment, en 2012, après une longue absence, restaurée, elle brille à nouveau sur la façade.

Extraits

Le Poète assassiné

par Guillaume Apollinaire, Nouvelle édition, à Paris, Au Sans Pareil, MCMXXVII (1927), pp. 2-9.

 

La première des nouvelles du recueil Le poète assassiné, celle qui donne son titre à l'ensemble, conte l'histoire "assez" fantastique de la conception, de la naissance, de la vie et de la mort de Croniamantal, "l'illustre" poète univer-sellement connu.

C'est à Spa, dans les bosquets qui bordent l'avenue du Marteau que la jeune Macarée fait l'amour avec le musicien wallon Viersélin Tigotboth. Elle contera son aventure à sa logeuse, Mme Dehan, qui devra boire plusieurs verres d'élixir de Spa pour se remettre de ses émotions, et ensuite pour célébrer la prochaine nais-sance en mangeant de la tarte aux myrtilles et en buvant le café.

Macarée, sur les conseils de Mme Dehan, ira se faire bénir par le pape. À Paris, dans un théâtre en feu, elle rencontre le baron François des Ygrées qu'elle épousera. Après Rome, les époux se retrouveront à Munich, puis à La Napoule. C'est là que naîtra Croniamantal. Sa mère meurt en le mettant au monde, et son père ira à Monaco où il perdra tout son argent au jeu et où il se suicidera (un peu déçu d'avoir été rebuté par Mia, la fille de ses logeurs).

Un Hollandais, M. Janssen, emmènera Croniamantal du côté d'Aix. Celui-ci l'éduquera: la nature, l'amour, les sciences et les langues, les romans de chevale-rie. Croniamantal tombe amoureux de Mariette, une jeune servante, qui le dédaigne.

À 22 ans, Croniamantal, devenu poète, est à Paris. Il fréquente l'atelier du peintre «L'oiseau du Bénin» et les théâtres (il renonce aux vers réguliers et irré-guliers) où il essaie de placer sa pièce Iéximal Jélimite.

Sur les conseils de L'oiseau du Bénin, il va rencontrer dans la forêt de Meudon Tristouse Ballerinette (Dérision de l'exaltation romantique). Pendant huit jours des six mois qu'il passe avec elle, Croniamantal est aimé de Tristouse qu'il rend célèbre par ses poèmes. Mais bientôt, elle le délaisse pour Paponat le poète. Les deux amants décident de se retirer dans un couvent de Moravie.

Croniamantal les poursuivra: à Cologne, puis en Moravie. Là, des moines l'accueillent par hasard au couvent où est Tristouse. mais, prévenus, Tristouse et Paponat s'en vont à Marseille.

Le temps de la persécution des poètes commence, lancé par Horace Tograth. Partout dans le monde, on leur fait la chasse. On les exécute.

A Marseille arrive le savant et thaumaturge, Horace Tograth. Dans la foule qui l'acclame, Tristouse et Paponat. Croniamantal, dans la foule, défend la poésie contre l'Ennui et le Malheur. Il est le plus grand poète vivant, et il se dresseÉ La foule rit, puis Paponat lui crève les yeux avec son parapluie; Tristouse fré-tille de joie. Croniamantal est mort.

Tristouse réclame le corps de Croniamantal et demande à Bénin de lui éle-ver une profonde statue dans le bois de Meudon. Il creuse et grave en creux. On plante un laurier et on comble le trou

 

PROCREATION

 

A deux lieues de Spa, sur la route bordée d'arbres tordus et de buissons, Viersélin Tigoboth , musicien ambulant qui arrivait à pied de Liège, battait le briquet pour allumer sa pipe. Une voix de femme cria:

"Eh! monsieur!"

Il leva la tête et un rire éperdu éclata:

"Hahaha! Hohoho! Hihihi! tes paupières ont la couleur des lentilles d'Egypte! Je m'appelle Macarée. Je veux un matou."

Viersélin aperçut sur le bord de la route une jeune femme brune, formée de jolis globes. Qu'elle était gracieuse en jupe courte de cycliste! Et tenant d'une main son vélo, tandis qu'elle cueillait de l'autre les prunelles âpres, elle fixait ar-demment ses grands yeux sur le musicien wallon.

-Vs'estez une belle bâcelle, dit Viersélin Tigoboth en faisant claquer sa langue. Mais, nom di Dio, si vous mangez des prunelles vous aurez la colique ce soir, paraît.

-Je veux un matou, répéta Macarée, et dégrafant sa chemisette, elle montra à Viersélin Tigoboth ses seins, pareils aux fesses des anges et dont l'aréole était de couleur tendre comme les nuages roses du couchant.

-Oh! oh! dit Viersélin Tigoboth, c'est beau comme les perles de l'Amblève, donnez-les moi. J'irai cueillir pour vous un grand bouquet de feuilles de fougère et d'iris couleur de lune.

Viersélin Tigoboth s'avança pour saisir cette chair miraculeuse qu'on lui of-frait pour rien, comme à la messe le pain bénit; mais il se retint.

-V'estez one belle crapeaute di nom di Dio, vs'estez belle comme l'fôre à Lige. Vs'estez one plus belle jône feie qu'Donnaye, qu'Tatenne, qu'Victoere, dont j'ons été l'galant et que les mamzelles du mon Rénier qui sont todis à vinde. Mins, si vous voulez esse m'binamége, nom di Dio, v'arez les morpions. (1)

MACAREE

Ils sont couleur de lune

Et ronds comme la roue de la Fortune

VIERSELIN TIGOBOTH

Si vous n'craignez pas d'attraper des poux,

Je veux bien être aujourd'hui votre époux.

Et Viersélin s'avança, des baisers pleins les lèvres:

"J' v'ainme! I fait pahûle! O binaméïe!" (2)

Bientôt il n'y eut plus que des soupirs, des chants d'oiseaux, et des lièvres roux et cornus ainsi que des diablotins passaient, vites comme les bottes de sept lieues, près de Viersélin Tigoboth et de Macarée, sous le pouvoir de l'amour, der-rière les prunelliers.

Puis, la bécane emporta Macarée.

Et triste jusqu'à la mort, Viersélin Tigoboth maudit l'instrument de la vitesse qui roulait et s'engloutit derrière la rotondité terraquée, au moment où le musicien se mettait à pisser en fredonnant une pasquéïe...

 

GESTATION

 

Macarée s'aperçut bientôt qu'elle avait conçu de Viersélin Tigoboth.

"C'est ennuyeux, pensa-t-elle d'abord, mais la médecine a fait beaucoup de progrès. Je me débarrasserai quand je voudrai. Ah! ce Wallon! Il aura travaillé en vain. Macarée peut-elle élever le fils d'un chemineau ? Non, non, je condamne à mort cet embryon. Je ne veux même pas conserver dans l'esprit de vin ce foetus de mauvaise famille. Et toi, mon ventre, si tu savais comme je t'aime depuis que je connais ta bonté. Quoi ? tu acceptes de porter les fardeaux que tu trouves sur ta route ? ventre trop innocent, tu es indigne de mon âme égoïste ?

"Que dis-je, ô mon ventre ? tu es cruel, tu sépares les enfants de leurs pères. Non! je ne t'aime plus. Tu n'es qu'un sac plein, à cette heure, ô mon ventre souriant du nombril, ô mon ventre élastique, barbu, lisse, bombé, douloureux, rond, soyeux, qui anoblis. Car tu anoblis, je l'oubliais, ô mon ventre plus beau que le soleil. Tu anoblirais aussi l'enfant du chemineau wallon et tu vaux bien la cuisse de Jupiter. Quel malheur! un peu plus, j'aurais détruit un enfant de race noble, mon enfant qui déjà vit dans mon ventre bien-aimé."

Elle ouvrit brusquement la porte et cria:

"Madame Dehan! Mademoiselle Baba!"

Il y eut un fracas de portes, de serrures, et les propriétaires de Macarée arrivèrent en courant.

"Je suis enceinte, cria Macarée, je suis enceinte!"

Elle était assise sur son lit, les jambes écartées, sa chair était douillette. Macarée était étroite de ceinture et large de côté.

-Pauvre petite, dit Mme Dehan, qui était borgne, moustachue, déhanchée et boiteuse, pauvre petite, vous ne savez pas ce qui vous attend. Après l'accouchement, les femmes sont comme les dépouilles des hannetons qui craquent sous les pieds des passants. Après l'accouchement, les femmes ne sont plus que boîtes à maladies (regardez-moi!), coquilles d'oeufs emplies de sorts, d'incantations et autres féeries. Ah! Ah! vous avez bien travaillé.

-Sottises! dit Macarée. Le devoir des femmes est d'avoir des enfants et je sais bien que généralement cela influe très heureusement sur leur santé autant physique que morale.

-De quel côté êtes-vous malade ? demanda Mlle Baba.

-Taisez-vous, paraît! dit Mme Dehan. Allez plutôt chercher mon flacon d'élixir de Spa et apportez aussi des petits verres.

Mlle Baba apporta l'élixir. On en but.

"Ca va mieux, dit Mme Dehan; après une telle émotion, j'avais besoin de me remettre."

Elle se reversa un petit verre d'élixir, le but et en recueillit avec la langue les dernières gouttelettes.

-Figurez-vous, dit-elle ensuite, figurez-vous, madame Macarée... Je le jure sur ce que j'ai de plus sacré au monde, Mlle Baba en peut témoigner comme moi-même, c'est la première fois qu'il arrive pareille chose à une de mes locataires. Et il y en a eu, paraît! Louise Bernier, qu'on appelait la Plie, parce qu'elle était plate; Marcelle la Carabinière (dont l'insolence était épatante!); Josuette, qui est morte d'une insolation à Christiania, le soleil voulant ainsi se venger de Josué; Lili de Mercoeur, un grand nom, paraît-il (pas le sien naturellement), et puis assez vilain pour une femme chic, Ba s'écrit Mercoeur: "Il faut prononcer Mercure", disait-elle la bouche en cul de poule. Et vous savez, elle a fini par là, on l'a remplie de mercure comme un thermomètre. Elle me demandait le matin: "Quel temps fera-t-il aujourd'hui ?" Mais je lui répondais toujours: "Vous devez le sa-voir mieux que moi..." Jamais, au grand jamais, elles n'ont été enceintes chez moi.

-Voyons, c'est pas tout Ba, dit Macarée. Je ne l'ai jamais été non plus. Donnez-moi des conseils, mais qu'ils soient courts.

A ce moment, elle se leva.

"Oh! s'écria Mme Dehan, que vous avez le derrière bien formé! Quel éclat! quelle blancheur! quel embonpoint! Mademoiselle Baba, Mme Macarée va mettre une robe de chambre. Servez le café et vous apporterez aussi la tarte aux myrtilles."

Macarée mit une chemise et enfila une robe de chambre dont la ceinture était formée d'une écharpe écossaise.

Mlle Baba revint; elle apportait sur un grand plateau les tasses, la cafetière, le pot au lait, le pot à miel, les tartines beurrées et la tarte aux myrtilles.

-Vous voulez un bon conseil, dit Mme Dehan en essuyant du revers de sa main le café au lait qui coulait sur son menton. Vous ferez baptiser votre enfant.

-Je n'y manquerai pas, dit Macarée.

-Je pense même, dit Mlle Baba, qu'il serait bon de l'ondoyer le jour de sa naissance.

-En effet, marmotta Mme Dehan, la bouche pleine, on ne sait jamais ce qui peut arriver. Puis vous le nourrirez vous-même, et si j'étais de vous, si j'avais de l'argent comme vous, je tâcherais d'aller à Rome avant d'accoucher et de me faire bénir par le pape. Il ne connaîtra jamais les caresses, ni les corrections paternelles, votre enfant; il ne prononcera jamais le doux nom de papa. Au moins que la bénédiction du pape le suive toute sa vie.

Et Mme Dehan se mit à sangloter comme un pot au feu qui déborde. Maca-rée versa des larmes aussi abondantes que celles d'une baleine qui souffle. Mais que dire de Mlle Baba ? Les lèvres bleues de myrtilles, elle pleura tant et tant que, de la gorge, les sanglots se propagèrent jusqu'à son pucelage qui manqua s'étrangler.

 

Notes

(1) « Vous êtes une belle fille de nom de D., vous êtes belles comme le champ de foire à Liège. Vous êtes une plus belle jeune fille que Dieudonnée, que Catherine, que Victoire dont j'ai été l'amoureux, et que les demoiselles de chez Renier qui sont toujours à vendre. Mais si vous voulez être ma bonne amie, nom de D., vous attraperez les morpions. »

(2) « Je vous aime. Il fait tranquille. O bien aimée! »

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