item2

Brand Whitlock

(1869-1934)

 

Il fut successivement journaliste, politicien, avocat, diplomate et écrivain. Le 1er janvier 1914, il prend à Bruxelles les fonctions de ministre américain. Il les occupera pendant toute la 1ère guerre. En cette qualité et en tant que délégué extraordinaire de l'Organisation américaine de Secours à la Belgique, il séjourne à plusieurs reprises à Spa en 1915, 1916 et 1917. Chacun de ses séjours, à l'hôtel Annette et Lubin dure environ deux mois.

En 1919, il est l’ambassadeur des Etats-Unis à Bruxelles jusqu’en 1922, date de sa démission.

L’Académie Royale de langue et de littérature françaises de Belgique l’accueillit, en tant que membre étranger, le 20 mai 1922.

« Il y a de cela de longues années. Je profitai de quelques mois de congé pour venir faire un séjour à Spa. C’était en automne, les bois avaient une teinte rouge et or, et donnaient à l’arrière-saison un cachet de beauté ravissante. Cette première impression fut décisive, j’aimais Spa, sans réserve, et depuis que je l’ai vu pour la première fois, je suis revenu à chaque occasion qui se présentait.

Pour moi, Spa a un charme tout particulier, quelque chose d’autrefois, que le bruit et la fièvre de la vie moderne n’ont encore atteint ni ruiné.

Mais ce charme, j’aurais peine à le définir, et d’ailleurs je ne le voudrais pas, de peur d’en perdre la secrète saveur.

Et puis les alentours de Spa, ses promenades son ravissants. Les Ardennes offrent à chaque pas, des paysages magnifiques dignes d’arrêter le pinceau des meilleurs artistes. En inaugurant l’autre jour la promenade des Américains, j’ai remarqué avec le plus vif plaisir le poteau placé par « Spa-Attractions » et qui porte le nom de James Fenimore Cooper, le romancier américain qui visita Spa en 1832. Ceux qui ont lu ses romans, et tous vos garçons les auront lus certainement, trouveront peut-être intéressant d’apprendre que le pays des Ardennes et particulièrement la région spadoise ressemble beaucoup au pays de Cooper lui-même, dans l’Etat de New-York. Ce sont plus ou moins les mêmes bois, les mêmes collines, le même air pur et frais.

J’aime beaucoup Spa et j’espère y revenir souvent. Les visites que j’ai faites à Spa m’ont toujours procuré beaucoup de jouissances."

 

(Propos rapportés dans L’Illustration de la Belgique, du Grand-Duché de Luxembourg et de la Colonie, par Paul Dommartin, "Les heures d'or de Spa").