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Pierre-Jules Hetzel

© GP & conférence proposée à l'Oxymore, Cercle littéraire spadois 2002

Né à Chartres, d'une mère d'origine chartraine et d'un père strasbourgeois, Hetzel fait des études secondaires à Paris, au collège Stanislas —où il a pour condisciple Jean Macé. Il entame ensuite des études de droit à Strasbourg qu'il interrompt en 1835.

Il est engagé à Paris par l'éditeur Paulin comme commissionnaire, mais, très vite, deux ans plus tard, il devient l'associé de son patron et crée sa propre maison d'édition. Il publiera, entre autres, les Scènes de la vie privée et publique des animaux, études des moeurs contemporaines (1840), le Voyage où il vous plaira (1842) et Le Diable à Paris (1844). Il éditera, en association avec des confrères, La Comédie humaine de Balzac (1er tome en 1842) et les oeuvres posthumes de Stendhal (1845). Pendant cette période, il se lie d'amitié avec Balzac, George Sand, Nerval, Alfred de Musset, Alexandre Dumas, Gautier, Berlioz, Tony Johannot, etc.

Parenthèse politique : les débuts de la IIe République

Parenthèse en 1848: républicain, Pierre-Jules Hetzel, très proche de Lamartine, est le secrétaire puis le chef de cabinet de Jules Bastide, Ministre des Affaires Etrangères, et le secrétaire du général Cavaignac pendant les journées de juin. Il démissionne de ses fonctions dès l'élection du président Louis Napoléon Bonaparte.

L'exil à Bruxelles et les Saisons spadoises (1852-1861)

Après le coup d'Etat du prince-président, du 11 décembre 1851 à l'amnistie de 1859, il s'exile à Bruxelles où il se lie d'amitié avec Victor Hugo et publie Napoléon le Petit. (août 1852).

Pendant chacun des étés de l'exil, Hetzel emmène sa femme et son fils, Louis-Jules, à Spa pour des séjours de plusieurs mois. Il s'y lie avec Félix Delhasse, avec le Dr Jules Lezaack et Joseph Servais.

En 1853, dans une chambre du Grand Hôtel Britannique, il revoit les épreuves des Châtiments de Victor Hugo, déjà corrigées à Bruxelles par Noël Parfait.

En juillet et en août 1855, logé au Petit Trianon, il révise les épreuves des Contemplations de Victor Hugo. Il voit quasi tous les jours Gaspard de Cherville. Il écrit, sous le pseudonyme de P.-J. Stahl, deux contes «spadois» : Un rêve au bal de la Redoute, renommé Les bijoux parlants dès la seconde édition et l'Histoire du Prince Z. et de la princesse Floris.

Après l'exil

En 1860, il s'installe à Paris, 18 rue Jacob, tout près de l'Académie française.

En 1861, à Spa, il reçoit, au Château de la Terrasse (rue Brixhe), Adèle Hugo, l'épouse de Victor Hugo, et sa fille —Adèle H. La première lui apprend que Victor Hugo va confier l'édition des Misérables à l'éditeur belge Lacroix... La seconde lui demande, en vain, s'il pourrait trouver un éditeur pour un recueil de musique de sa composition.

La même année, il accompagne Félix Delhasse dans une grande excursion au travers de la région spadoise.

L'éditeur de Jules Verne et du Magasin d'Education et de Récréation

En 1862, il rencontre Jules Verne, l'auteur des Voyages Extraordinaires qui vient lui proposer le manuscrit d'Un voyage en l'air, qui deviendra Cinq semaines en ballon. Il publiera également, à destination de la jeunesse, le Magasin d'Education et de Récréation, en collaboration avec Jean Macé et avec Jules Verne.

Il reviendra encore à Spa en 1877.

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